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Sommeil et déclin cognitif du senior : l’avis médical
Le Dr Claude Gronfier est docteur en neurosciences, chronobiologiste et directeur de recherche à l’Inserm (Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon). Spécialiste des rythmes circadiens, ses travaux portent sur les effets non visuels de la lumière sur l’horloge biologique et le sommeil. Il a contribué à des recherches internationales, notamment à Harvard Medical School, et participe à plusieurs instances scientifiques dans le domaine du sommeil et de la chronobiologie.
Le Dr Claude Gronfier et Françoise Collignon présentent les bénéfices de la luminothérapie dans le traitement des troubles du sommeil des personnes âgées et des patients atteints de démence sénile. Le Dr Gronfier évoque des études récentes montrant que la luminothérapie a un bel avenir dans la gestion du sommeil des seniors, dont l’horloge biologique se dérègle progressivement avec l’âge. Françoise Collignon précise que l’insomnie avec avance de phase, très fréquente chez les personnes âgées, peut être efficacement traitée par des séances de luminothérapie en fin d’après-midi.
Le Dr Claude Gronfier est chronobiologiste et directeur de recherche à l’Inserm, dont les travaux portent sur les rythmes circadiens et le vieillissement. Françoise Collignon est docteur en pharmacie, experte de la luminothérapie et de ses applications dans le domaine du vieillissement et des maladies neurodégénératives. Ensemble, ils vous apportent des informations essentielles sur la luminothérapie pour les personnes âgées et les patients souffrant de démence sénile.
Les points clés sur la luminothérapie et les troubles du sommeil des personnes âgées
• L’insomnie avec avance de phase (endormissement et réveil très précoces) est l’un des troubles du sommeil les plus fréquents chez les seniors
• Une séance de luminothérapie en fin d’après-midi permet de retarder l’horloge biologique et de corriger l’avance de phase
• Les personnes âgées bénéficient particulièrement de la luminothérapie car leurs yeux transmettent moins bien la lumière naturelle au cerveau
• Des études récentes montrent des améliorations significatives de la qualité du sommeil en EHPAD avec luminothérapie
• La luminothérapie est une approche sans médicament, précieuse pour des personnes qui prennent souvent de nombreux traitements
La luminothérapie peut-elle améliorer le sommeil des personnes âgées et des patients atteints de démence sénile ?
La luminothérapie a vraisemblablement un bel avenir chez les personnes âgées. Les études qui ont été menées au cours des douze dernières années montrent que chez les personnes âgées qui souffrent de troubles du sommeil, on observe une amélioration de la qualité du sommeil lorsqu’on augmente l’intensité lumineuse pendant la journée, et cela par rapport à un groupe qui serait exposé à des niveaux de lumière normaux. Les études les plus importantes dans le domaine ont été menées chez des sujets âgés qui souffrent de troubles cognitifs et qui sont pour certains institutionnalisés. Ces individus sont généralement exposés à une intensité lumineuse de 200 ou 300 lux (c’est l’intensité lumineuse généralement disponible dans ces institutions). Ils peuvent aussi être exposés à moins de lumière. Il suffit qu’ils détournent la tête de la source de lumière pour que l’intensité lumineuse descende à 100 lux voire même 50 lux. Alors si on passe cette intensité lumineuse à 1 000 ou 2 000 lux, on va non seulement améliorer la qualité du sommeil et la qualité de la veille c’est à dire on va réduire le nombre de siestes par exemple, mais on va aussi dans certains cas pouvoir réduire le déclin cognitif qui s’observe chez les patients par exemple atteints de la maladie d’Alzheimer. C’est une très grosse étude qui a été menée par un collègue hollandais, le prof. Eus J.W. Van Someren. Par conséquent, la photothérapie va avoir un intérêt chez des patients qui souffrent d’un trouble mais aussi chez des sujets sains, des sujets âgés qui ne souffrent pas de troubles cognitifs mais qui éventuellement ont une difficulté de sommeil liée à l’âge. Sur ces sujets, on va pouvoir utiliser la photothérapie pour augmenter l’intensité lumineuse pendant la journée.
Dans le cadre des personnes âgées et des démences séniles, on sait déjà que ces personnes âgées ont souvent une avance de la phase de sommeil. C’est-à-dire qu’elles s’endorment à 17 h et se lèvent tôt. Et en institution, avec le manque de personnel pendant la nuit, ces personnes sont davantage en danger. Elles se lèvent, elles se réveillent et elles peuvent faire « beaucoup de bêtises ». Aussi, une séance de luminothérapie le soir à 17 h pourra les aider à reculer la phase de sommeil vers la nuit. De plus, la luminothérapie permettra d’améliorer les rythmes biologiques des personnes âgées qui sont souvent perturbés.
Le vieillissement s’accompagne souvent de modifications importantes du rythme circadien et de la qualité du sommeil. Les personnes âgées présentent fréquemment une avance de phase du sommeil, des éveils nocturnes plus fréquents et un sommeil moins profond et réparateur. Ces troubles sont aggravés par la réduction naturelle de la transparence du cristallin qui diminue la transmission de la lumière à la rétine.
La luminothérapie représente une solution particulièrement adaptée aux seniors car elle n’implique aucune médication supplémentaire. Pour corriger l’avance de phase, une séance en fin d’après-midi permet de retarder l’horloge biologique et d’adopter des horaires de sommeil plus conformes aux habitudes sociales. Les études réalisées en maisons de retraite montrent des résultats encourageants sur la qualité du sommeil et l’humeur des résidents.
Avec l’âge, plusieurs mécanismes perturbent le sommeil : le noyau supra-chiasmatique perd en efficacité, la production de mélatonine diminue, et les cristallins des yeux deviennent moins transparents, réduisant la quantité de lumière transmise à la rétine. Ces changements entraînent une fragmentation du sommeil, une avance de phase progressive et une réduction du sommeil profond réparateur.
L’insomnie avec avance de phase se caractérise par un endormissement très précoce (avant 21h) et un réveil très matinal (avant 4h-5h), souvent sans possibilité de se rendormir. Elle est fréquente chez les personnes âgées dont l’horloge biologique s’est avancée avec le temps. La luminothérapie en fin d’après-midi (entre 16h et 18h) est le traitement de référence pour corriger ce décalage.
Oui, la luminothérapie peut être bénéfique pour les patients atteints de démence sénile, notamment pour atténuer les troubles du sommeil et l’agitation nocturne. Des études menées en maisons de retraite ont montré une réduction de l’agitation vespérale et une amélioration de la qualité du sommeil. Le traitement doit être adapté à l’état du patient et mis en place sous supervision médicale.
Pour les personnes âgées, la luminothérapie doit être démarrée avec des séances plus courtes (10 à 20 minutes) avec une lampe de forte intensité (10 000 lux) pour compenser la diminution de transmission lumineuse liée à l’âge. Les séances doivent être planifiées en fin d’après-midi pour corriger l’avance de phase. Il est recommandé de consulter un médecin pour adapter le protocole à l’état de santé général.
Oui, au-delà des troubles du sommeil, la luminothérapie peut améliorer l’humeur et réduire les symptômes dépressifs fréquents chez les personnes âgées. Des expositions régulières à une lumière intense stimulent la production de sérotonine et contribuent à améliorer la vitalité, la sociabilité et la qualité de vie globale des seniors, notamment durant les mois d’hiver.